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marina.theraphit.com
Le compte shell
Vous n'avez pas rêvé, il est possible d'ouvrir une session shell sur la machine !
[Hébergement Web sur marina, associé à ce service]
Si vous lisez cette page, c'est que vous avez découvert la feature unique
de l'hébergement que je vous propose sur ce serveur.
En plus de l'accès en SFTP, vous pouvez directement ouvrir une session SSH
vers marina, et ce depuis n'importe quelle adresse IP(v4/v6) sur Internet.
Cette page rassemble toutes les informations importantes et utiles à connaître au
sujet de l'accès SSH.
Désormais, marina.theraphit.com n'aura plus aucun secret pour vous...
[Petit lien à peine caché pour ceux qui sont fans de la mascotte...]
Un retour aux débuts d'Internet
L'accès shell faisait partie intégrante de tout service d'accès à Internet au tout
début de l'ouverture au public du réseau mondial, suite à l'apparition des tout
premiers fournisseurs d'accès. Il s'agissait même initialement de
l'unique service proposé, avant que n'apparaisse puis se généralise
le Web.
Depuis le compte de son fournisseur d'accès, il était ainsi possible de profiter
de tous les services UNIX disponibles localement et sur Internet. Notamment
le FTP, le talk et bien sûr la compilation et l'exécution
de programmes fonctionnant en réseau.
Par suite, assez rapidement il est devenu possible de lancer depuis son compte
shell une session PPP directement entre le serveur du FAI et le terminal
client, permettant - si celui-ci le supportait - de récupérer directement une
adresse IP sur l'ordinateur du client, qu'il fut sous Windows ou UNIX. Petit
à petit cette possibilité a rendu inutile la fourniture d'un compte shell pour
les FAI, sans compter qu'Internet n'était désormais plus qu'un monde d'universitaires
et d'unixiens purs et durs - et avec la croissance du nombre d'utilisateurs,
ça commençait à devenir problématique à gérer, comme vous pouvez l'imaginer.
Chez TheRaphit nous avons décidé, collectivement (en l'occurence suite
à une réunion de toute l'équipe, constituée de : moi) qu'il serait sympathique
de réssucitér l'accès en shell associé à un service Internet - ici votre hébergement
Web - pour ceux qui ont connu cette grande époque... Mais aussi pour ceux qui ne
l'ont pas connue.
Le film Cybertraque, disponible en téléchargement sur la page du
contenu exclusif
de mon serveur Web principal montre plusieurs séquences où Mitnick interagit
avec un shell chez son fournisseur d'accès.
Les applications et packages disponibles
Sous FreeBSD, vous disposez en standard d'un grand nombre de programmes et
d'applications.
En effet, Linux est avant tout un noyau qui nécessite une suite logicielle
pour fonctionner avec lui, qu'on appelle une distribution. A l'inverse
FreeBSD est un système à part entière dont tout le système de base est intégré
et livré en standard. Cela ne signifie pas que FreeBSD est forcément mieux - et
en pratique tout le monde reconnaîtra sans mal que le noyau Linux est globalement plus
avancé que celui de FreeBSD - juste qu'il s'agit d'une manière différente
de livrer un système d'exploitation.
Sont donc présents, issus de l'installation standard :
- L'éditeur
vi
- Les outils réseau courants sous UNIX :
ping, netstat, traceroute, ...
- Certains autres outils UNIX oubliés depuis longtemps, tels que
finger
- Les compilateurs C et C++
- Le planificateur de tâches
cron
- La commande
man et les pages d'aide pour chacun des utilitaires présents
Vous y trouverez également (ajoutés en plus, par moi-même) :
- bash et zsh - le Bourne Again Shell et le Z Shell, les deux
interpréteurs de ligne de commande les plus populaires
- screen - le multiplexeur de terminal le plus connu
- tmux - l'autre multiplexeur excellentissime, avec même la
configuration TheRaphit.com déjà installée sur votre compte !
- vim - la version améliorée de l'éditeur
vi, qui supporte
la colorisation mais aussi la souris
- nano - pour les allergiques à
vi, cet autre
éditeur de texte est disponible
- irssi - un client IRC en mode terminal et personnalisable. Notez que
les serveurs IRCnet limitent souvent le nombre de connexions depuis la même machine,
mais IRCnet n'est pas le seul réseau IRC auquel vous pouvez vous connecter
- w3m - un navigateur Web en mode terminal également, pour vous rendre
sur mon site tranquillement
si jamais c'était filtré quelque part pour vous 😉
- wget et curl - les clients HTTP/FTP, bien utiles pour
les tests ou vous permettre de récupérer des fichiers d'ailleurs
- lftp - un client FTP/SFTP qui dispose notamment d'une fonction
mirroir : vous pourrez ainsi facilement effectuer les sauvegardes d'un autre
site sur le serveur, ou bien créer un miroir
- grc et cidr-aggregate - le colorisateur ainsi
que l'aggrégateur d'adresses IPv4 dont je parle dans mon
article n° 28
Je peux tout à fait installer d'autres packages sur demande, du moment
que ce n'est pas matière à dingueries. 😁
Les informations à connaître
Sur cette machine, il est possible pour tous les utilisateurs de
parcourir l'arborescence des autres comptes (dans le /home).
Si vous ne souhaitez pas que ce soit possible d'explorer votre répertoire, pensez
donc à faire un chmod 0711 ~. Cela gardera votre public_html
accessible au serveur HTTP, et il sera également possible pour un autre utilisateur
d'accéder à vos fichiers si vous lui en donnez le chemin complet. Si vous faites un
un chmod 0755 ~ cela ouvrira de nouveau votre arborescence à tout
le monde.
Il est possible de combiner : vous pouvez ouvrir un sous-répertoire en le mettant
en 0755 mais garder votre répertoire principal en 711.
A ce propos, je rappelle d'ailleurs que si vous ne souhaitez pas qu'il soit
possible de lister le contenu de votre public_html via un
navigateur, ajoutez un fichier index.html dans chaque sous-répertoire
ou bien passez celui-ci en mode 0711 également.
Le shell par défaut sous FreeBSD est le Bourne Shell, sous /bin/sh
directement.
Mais vous pouvez choisir d'utiliser bash ou zsh en
changeant vous-même votre interpréteur avec chsh. Notez que
les chemins d'accès à
ces shells sont /usr/local/bin/bash et /usr/local/bin/zsh.
Vous pourrez ensuite importer votre configuration avec les traditionnels
.bashrc, .profile et .zshrc si besoin.
Vous pouvez exécuter des programmes ouvrant des sockets TCP/UDP si vous
le souhaitez.
Pour cela, les ports 14000 à 17000 peuvent être joints de l'extérieur. En
dehors de cette plage, c'est filtré. Je vous fais confiance pour utiliser cela
avec parcimonie. 😉
Néanmoins nous sommes au 21ème siècle, et il y a de l'IPv6 quasi-partout
désormais (il faut quand même bien que cette époque ait quelque chose pour elle...),
donc pour un besoin spécifique, je peux tout à fait vous rajouter une adresse IPv6
publique supplémentaire, si c'est demandé gentiment. 🙂
Dans le même ordre d'idée, si vous comptez laisser tourner un screen IRC,
je peux vous mettre en place le nom DNS inverse de votre choix sur une IPv6 pour cela
également. Avec irssi (présent sur la machine), vous pouvez spécifier l'adresse
de sortie avec irssi -h <hostname> (global à la session) ou,
avec un /connect -6 -host <hostname> depuis le programme
(spécifique à un serveur).
Un espace à partager en toute responsabilité
Il est possible de faire énormément de choses depuis un compte shell, sûrement
beaucoup trop pour qu'il y ait encore des fournisseurs de ce type de service
sur Internet !
Gardez donc à l'idée qu'il s'agit d'un privilège exceptionnel, consenti aux
trop rares curieux de nos jours, et à ceux qui savent encore parler à d'autres
humains pour leur demander poliment par e-mail un accès à leures ressources. 😉
Je pars donc du principe qu'on est entre gens de bonne compagnie (c'est le but) et que
chacun utilisera le service raisonnablement, dans le respect des autres utilisateurs.
Les ressources de la machine ont été dimensionnées raisonnablement pour permettre
à chacun d'en profiter. Sachez qu'en cas de dinguerie, les premiers pénalisés
seront les autres utilisateurs ainsi que vous-même.
La liberté des uns s'arrête où commence celle des autres !
Je pars du principe qu'il n'y aura pas de problèmes et que tout le monde sera
de bonne humeur. 😎 Tout comme la partie hébergement Web, cela est une
expérience, que je souhaite enrichissante pour chacun. Mais si ça devait ne pas marcher,
et que l'Internet du 20ème siècle s'avérait donc bien définitivement mort
et enterré, je n'hésiterai pas trop à y mettre un terme.
Et ça serait bien dommage...
Page mise à jour le 17 septembre 2025.
[marina.theraphit.com]
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